Oser être moi-même (de plus en plus) a probablement été l’un des chemins les plus tortueux pour moi. Remplis d’essais-d’erreurs. D’avance-recule. Une multitude de peurs rencontrés, plusieurs vaincus d’autres toujours bien présente.

Ayant été intimidé plus jeune, le regard des autres sur moi a longtemps été capital : pour ma sécurité. Pas seulement pour le plaisir, pour briller ou pour paraître importante, mais plutôt parce que j’avais peur que s’il allait me ridiculiser encore une fois je n’allais pas survivre.  Je n’allais pas pouvoir vivre avec toute la douleur que cela m’apportait. Ces blessures laissent des traces profondes et un travail sur soi est plus que nécessaire. Ce n’est malheureusement pas les années qui arrangent les choses.

Non, en fait ce qui s’est passé plus jeune vient se réincarner dans des rôles qui nous entourent pour nous rappeler ce travail à faire : boss, parents, amies, frères ou sœurs, amoureux.

Êtes-vous la « Boss » de votre vie ou laissez-vous votre pouvoir aux autres pour vous assurer de maintenir votre propre sécurité ?

Ce « trade » ou cet « accord » nous coûte malheureusement cher. Il m’a longtemps coûté mon énergie, ma liberté, mon indépendance, bref la création d’une vie qui fait du sens pour moi ! Honnêtement, je n’avais pas l’impression d’être une pâte à modeler. Je n’avais pas pris conscience à quel point, par plusieurs petits gestes inconscients, je « captais » l’opinion des autres pour m’y adapter.

Je comprends mieux pourquoi aujourd’hui quand j’osais me dire : je m’en fous ou plus intensément je m’en« cali… » de ce que les autres pensent à quel point cela été libérateur. Je comprends mieux aujourd’hui que cette analyse inconsciente constante agissait comme un gardien pour me protéger, mais pour aussi me garder emprisonner.

Donc, ne pas oser vivre vraiment Sa Vie, c’est accepter que nous ne sommes pas suffisamment importante. C’est accepter que les autres ont priorité sur nous, notre bonheur, notre épanouissement. C’est préférer rester dans la peur « confortable » que d’être courageuse pour s’exposer.

Et même si cela a été ma peur la plus terrifiante des dernières années que je suis en train de traverser, il s’agit de l’avenue la plus libératrice et créatrice !

L’intensité de la souffrance est proportionnelle à la grandeur de la transformation !

Avec humilité,

Éloïse

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